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Toits
plats
Les toits
plats sont habituellement moins pratiques et moins durables que les toits
en pente, surtout dans
les régions caractérisées par de fortes chutes de neige. Ils servent parfois
à surmonter l’agrandissement de la maison et à l’aménagement d’une toiture-terrasse.
Les abris d’auto et les garages
sont souvent surmontés d’un toit
plat.
En construction de toits plats, on désigne par « solives
de toit » les chevrons
de toit qui servent également de solives
de plafond. Ces solives sont dimensionnées en fonction des charges
du toit et du plafond (voir les tableaux
24 et 25).
Toutefois, les solives
choisies strictement en fonction de critères structuraux pourraient s’avérer
trop peu hautes pour recevoir la quantité d’isolant voulue tout en permettant
une ventilation suffisante du comble.
Il importe alors d’arrêter son choix sur des éléments structuraux de dimensions
supérieures ou d’opter pour des éléments préfabriqués en bois.
Les solives des toits plats se posent généralement de niveau,
puis reçoivent le support et la couverture. Le plafond se fixe à la sous-face
des solives de toit. On doit prévoir une pente d’au moins 1 : 50 pour
assurer l’évacuation de l’eau du toit. On y parvient en donnant une certaine
pente aux solives en posant une lambourde
sous les solives au droit du mur
porteur, ou en ajoutant un tasseau biseauté
sur le dessus des solives.
Le modèle de maison peut dicter de prolonger le toit pour qu’il fasse
saillie sur le mur ou de construire un mur
en surélévation au-dessus du toit. L’isolant peut se mettre en œuvre
au-dessus du revêtement de plafond. Dans ce cas, on doit ventiler l’espace
entre l’isolant et le support de couverture pour empêcher la condensation
en hiver et évacuer l’air chaud en été. On pourra également poser de l’isolant
rigide sur le support de couverture et recouvrir l’isolant du matériau
de couverture. Ici, le comble ne doit pas être ventilé.
L'illustration
62A montre un type de toit plat simple dont la sous-face des solives
de toit est de niveau,
rendant inutile le recours à des solives de plafond distinctes.
Les chevrons en porte-à-faux
s’emploient lorsque le toit doit faire saillie sur les quatre murs de
la maison (
illustration
63). Ces chevrons en porte-à-faux qui mesurent habituellement le double
du débord de toit
sont cloués en biais à la sablière et cloués à angle droit à la première
solive de toit. Lorsque les chevrons en porte-à-faux se prolongent vers
l’intérieur sur une longueur supérieure à une fois et demie l’espace entre
les solives, on cloue deux solives de toit ensemble pour y fixer l’extrémité
intérieure des chevrons en porte-à-faux. On assemble ensuite par clouage
droit un chevron de rive à l’extrémité des chevrons en porte-à-faux et
des solives de toit.
Cet assemblage sert de fond
de clouage au support de couverture, à la bordure
d’avant-toit et au soffite.
Le débord de toit mesure généralement de 16 à 24 po (400 à 600 mm), sans
toutefois excéder 4 pi (1,2 m).
Les toits en pente (
illustration
62B) peuvent comporter un revêtement de finition du plafond fixé aux
solives de toit, le plafond épousant la pente du toit pour constituer
un plafond cathédrale. Les solives de toit sont alors supportées par une
poutre faîtière.
Note : L’isolant se place généralement entre les solives de plafond (toit).
Une lame de ventilation d’au moins 2 ½ po (63 mm) doit être prévue
entre le dessus de l’isolant et la face inférieure du support de couverture.
On y parvient en placant deux éléments transversaux de 2 x 2 po (38 x
38mm) par-dessus les solives de plafond. Les éléments de 2 x 2 po (38
x 38 mm) peuvent être biseautés pour procurer la pente requise.
L'illustration
126 montre la coupe transversale du toit terminé.
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