Semelles, fondations et dalle

Fondations - Murs de fondation en blocs de béton

Les blocs de béton existent en tailles et formes diverses, mais les plus courants sont fabriqués en dimensions modulaires de 8 po (200 mm) de hauteur, 16 po (400 mm) de longueur et 6, 8, 10 ou 12 po (150, 200, 250 ou 300 mm) de largeur. Les dimensions réelles sont de 3/8 po (10 mm) inférieures aux dimensions nominales afin de tenir compte de l’épaisseur du joint.


Les assises de blocs partent des semelles filantes, reposant sur un lit de mortier de 3/8 à ½ po (10 à 12 mm). Les joints n’auront pas plus de 3/4 po (20 mm) d’épaisseur, mais seront lissés pour mieux résister à l’infiltration d’eau. La première assise doit reposer sur un plein lit de mortier et les joints d’extrémité être bien remplis. Dans les autres assises, le mortier peut n’être appliqué qu’aux surfaces de contact des blocs. Lorsque le code du bâtiment exige de recourir à des pilastres (saillies formant poteaux) pour renforcer un mur ou soutenir une poutre, ces derniers doivent être placés à une hauteur leur permettant de bien supporter les poutres, s’il le faut. En pareille situation, ils devront souvent se trouver à une hauteur inférieure à l’arase des fondations.

Des blocs de béton spéciaux, tels les blocs universels, les blocs angulaires et les blocs de jambage, encadrent les baies de portes et de fenêtres de sous-sol. Par exemple, les blocs de jambage ( illustration 18) comportent une feuillure dans laquelle les bâtis se posent, améliorant ainsi la rigidité et l’étanchéité à l’air. On devra s’en remettre à des détails d’exécution semblables vis-à-vis l’appui et le linteau en vue d’obtenir le même effet.

Les murs en blocs doivent être couronnés d’éléments de maçonnerie pleins ou de béton massif de 2 po (50 mm), ou encore d’une assise de blocs remplis de mortier. En revanche, là où l’action des termites n’est pas à craindre, un madrier de bois de 2 po (38 mm) d’épaisseur et de même largeur que le mur pourra jouer le même rôle. Au niveau du sol, il faut faire obstacle aux courants de convection thermique dans les alvéoles des murs en éléments de maçonnerie creux en intercalant une feuille de polyéthylène entre les deux assises supérieures, en remplissant la dernière assise de mortier ou en faisant usage d’éléments de maçonnerie massifs.

Quoi qu’il en soit, le bardage doit recouvrir le mur de fondation d’au moins ½ po (12 mm) pour que l’eau ne puisse pas atteindre l’arase des fondations. Les pilastres supportant des poutres seront couronnés d’éléments de maçonnerie pleins de 8 po (200 mm).

Les murs de fondation en blocs qui viennent d’être montés doivent être protégés du gel. Le mortier qui gèle avant d’avoir eu le temps de prendre perd de son adhérence, de sa résistance et risque d’occasionner la rupture des joints. Les dosages de mortier doivent être conformes aux indications du tableau 5.

La face extérieure des murs en blocs de béton doit être recouverte d’une couche d’enduit de ciment portland de ¼ po (6 mm). Il convient également de réaliser un congé à la jonction extérieure des semelles et du mur ( illustration 19). Le mur doit ensuite subir un traitement de protection contre l’humidité grâce à l’application d’une épaisse couche de matériau bitumineux par-dessus le crépi jusqu’au niveau prévu du sol. Pour ajouter à la protection aux endroits où l’eau s’accumule dans le sol, on pourra appliquer à la vadrouille deux couches d’une membrane saturée de bitume et recouvrir le tout d’une épaisse couche de matériau bitumineux. Cette protection préviendra les infiltrations d’eau au cas où se fissureraient les blocs ou les joints.

 
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